Un an après son lancement, le plan « Osez l’IA » a fait l’objet d’un bilan d’étape le 3 septembre 2026 à Bercy. Les acteurs du dispositif revendiquent plus de 35.000 entreprises sensibilisées, 88 offreurs de solutions référencés pour les PME et ETI dans l’annuaire de la DGE et une plateforme, « Accélérez avec l’IA « , forte de 54 cas d’usage. Le gouvernement ouvre une « nouvelle étape » pour passer de la « sensibilisation à l’action ». Il vise 1.000 diagnostics data IA via BpiFrance, contre 70 au cours de l’année écoulée, un catalogue de solutions enrichi et de nouveaux accompagnements via le programme « Accélérateurs IA ».
La sensibilisation s’appuie notamment sur un réseau de 615 « ambassadeurs », souvent des CCI, parfois des pôles de compétitivité et quelques collectivités en plus d’acteurs privés, couvrant l’ensemble des régions et 13 secteurs. Le fichier open data, (qui compte 598 fiches), montre cependant de fortes disparités : l’Occitanie (92) et Auvergne-Rhône-Alpes (62) réunissent à elles seules un tiers des ambassadeurs régionaux, quand l’Île-de-France en compte 43 et l’ensemble de l’outre-mer 12. Côté thèmes, le fichier distingue 14 secteurs dominés par l’industrie (26) et le droit (22), l’agriculture en compte 4, les services à la personne 3 quand la logistique n’y figure qu’une fois. Une nouvelle campagne de recrutement d’ambassadeurs IA est annoncée.
Le plan vise, en 2030, 50% d’adoption de l’IA dans les TPE, 80% dans les PME, 100% pour les grandes entreprises. Si le taux d’adoption a triplé en deux ans en atteignant 18% des entreprises de 10 salariés et plus utilisatrices d’IA en 2025 (Insee), il reste juste sous la moyenne européenne de 20% (Eurostat), loin derrière les pays du nord où il est deux fois plus élevé.
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