Lors d’un webinaire organisé par la Fevad, Laurent Verdier, Directeur Sensibilisation de Cybermalveillance.gouv.fr a rappelé les principales menaces qui touchent les professionnels, les bons réflexes à adopter en cas d’usurpation, ainsi que les ressources disponibles pour mieux se protéger.
Identifier les principales menaces cyber qui ciblent les professionnels
Les cybermenaces visant les professionnels restent nombreuses et diversifiées. En 2025, les principales recherches d’assistance des entreprises et associations concernaient le piratage de compte, première menace pour les professionnels avec 21% des demandes, devant l’hameçonnage (16%) et la fraude au virement (13,5%).
Le rançongiciel représente également un risque spécifique pour les organisations, tout comme la violation de données, qui constitue une ressource exploitable par les cybercriminels. Ces menaces montrent que les attaques ne se limitent pas à des incidents techniques : elles peuvent avoir des conséquences directes sur l’activité, la trésorerie, la relation client et la réputation de l’entreprise.
Dans un contexte de digitalisation des parcours d’achat, la confiance devient un actif stratégique à protéger.
Usurpation de site ou de marque : comprendre les mécanismes et se protéger
L’usurpation consiste à se faire passer pour un site, une marque ou une organisation existante. Elle peut prendre plusieurs formes : mise en ligne d’un site identique, utilisation d’un nom de domaine proche (cybersquatting ou typosquatting), réutilisation de la marque, de formulaires, d’emails d’hameçonnage ou encore d’images produits.
L’objectif principal est souvent de tromper les consommateurs à des fins frauduleuses. Les fraudeurs cherchent à inspirer confiance pour provoquer un paiement qui ne sera jamais honoré, ou pour livrer une marchandise non conforme. L’usurpation peut aussi servir à mener des campagnes d’hameçonnage (ou phishing), diffuser de fausses informations, porter atteinte à la réputation d’une entreprise ou détourner du trafic Internet.
Pour s’en protéger, plusieurs réflexes doivent être intégrés en amont :
- Être vigilant sur les noms de domaine et les comptes officiels : enregistrements préventifs avec certaines extensions, surveillance des délais de renouvellement, création de comptes officiels sur les réseaux sociaux.
- Mettre en place une veille régulière : surveillance de son identité professionnelle, des commentaires et avis clients, des liens entrants vers son site ou de toute réutilisation suspecte de pages web.
- Sécuriser sa marque : protection de marque, propriété industrielle et anticipation des actions juridiques possibles en cas d’usurpation ou de contrefaçon.
- Identifier rapidement les signaux d’alerte : nom de domaine proche, réutilisation d’images produits, formulaires ou emails suspects, communication inhabituelle au nom de l’entreprise.
- Préparer la réaction en amont : savoir quels éléments de preuves conserver, quels interlocuteurs mobiliser et quelles démarches enclencher en cas de fraude.
Anticiper et réagir en cas d’attaque
Adopter les bons réflexes dès la détection
Face à une usurpation ou plus largement à une cyberattaque, la rapidité de réaction est déterminante. Les premières actions à mener consistent à :
- Conserver les preuves : URL du site frauduleux, captures d’écran, exemplaire du mail d’hameçonnage, éléments démontrant l’usurpation et le préjudice subi.
- Signaler les comptes et services utilisés par les fraudeurs : réseaux sociaux, opérateurs de messagerie, hébergeurs ou autres intermédiaires concernés.
- Informer les victimes potentielles lorsque des clients ou utilisateurs ont été trompés, et les inviter à déposer plainte.
- Déposer plainte ou enclencher une action en contrefaçon, notamment en cas d’usurpation d’identité ou d’atteinte à une marque.
S’appuyer sur des ressources et dispositifs d’accompagnement
Cybermalveillance.gouv.fr propose plusieurs ressources pour aider les professionnels à mieux comprendre les risques, sensibiliser les équipes et se sécuriser. Le dispositif met notamment à disposition des supports méthodologiques pour les dirigeants, des consignes pour les collaborateurs, des modules de e-sensibilisation et des outils d’initiation à la gestion de crise cyber.
Pour les structures qui souhaitent être accompagnées, le label ExpertCyber permet d’identifier des professionnels de confiance, labellisés par l’AFNOR, pouvant intervenir en prévention ou en assistance.
Le dispositif 17Cyber.gouv.fr constitue également un guichet unique pour les victimes de cybermalveillance. Accessible 24h/24 et 7j/7, il permet d’établir un diagnostic, de recevoir des recommandations d’urgence et d’être orienté vers les services adaptés : assistance technique, forces de sécurité intérieure, dispositifs de signalement ou professionnels référencés.
Des ressources existent pour se former, se préparer et être accompagné en cas d’incident.
⬇️ Pour aller plus loin, accédez dès maintenant à la présentation PDF et au replay du webinaire :
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Source: https://www.fevad.com/comment-faire-face-a-lusurpation-de-site/
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