Alors qu’une proposition de loi visant à interdire les téléphones portables au lycée a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale et au Sénat, et attend sa deuxième lecture, une circulaire publiée au Bulletin officiel de l’Éducation nationale du 2 juillet propose d’en anticiper l’entrée en vigueur à la rentrée prochaine.
« Dès à présent, indique la circulaire, les lycées sont invités à se préparer à l’interdiction de l’utilisation du téléphone portable et des autres objets connectés par les élèves. » Le texte précise encore qu' »il appartient aux établissements d’assurer un cadre propice aux apprentissages tout en prévoyant, dans le cadre de leur autonomie, les dérogations nécessaires pour répondre aux réalités locales ». Ces exceptions peuvent être afférentes aux nécessités pédagogiques, administratives ou organisationnelles (fonctionnement du centre de documentation et d’information, du service de restauration ou d’hébergement).
En tout état de cause, la circulaire rappelle que l’inscription de dispositions portant sur l’interdiction du téléphone dans le règlement intérieur du lycée « ne peut intervenir qu’à la suite d’un dialogue avec les membres de la communauté éducative, notamment les élèves via le conseil des délégués pour la vie lycéenne (CVL), dont la consultation est obligatoire avant la réunion du conseil d’administration ». De plus, les délibérations du conseil d’administration devront être transmises à l’autorité académique.
La circulaire est en revanche muette sur les modalités pratiques de cette interdiction, et notamment sur le rôle des régions. Il faut se tourner vers le vadémécum annexé pour apprendre que « des aménagements et équipements peuvent être mis en place dans les établissements, le cas échéant en accord avec la collectivité territoriale de rattachement, afin de favoriser la réappropriation par les élèves de ces temps et espaces sans téléphone et les interactions entre élèves (par exemple l’aménagement du foyer des élèves, l’installation d’équipements extérieurs) ».
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