Le document s’articule autour de trois chantiers. D’abord, consolider la fibre : si 93,5% des locaux sont éligibles, les réseaux d’initiative publiques doivent gérer les raccordements complexes et restent exposés au changement climatique, au vandalisme et à des modèles économiques sous tension. Les élus sont invités à soutenir un dispositif de péréquation pour relever ces défis. Ensuite, mobiliser le numérique au service de la transition écologique : pilotage énergétique des bâtiments, détection des fuites d’eau, télégestion de l’éclairage public intelligent… InfraNum chiffre le potentiel d’économies des « territoires durables et connectés » à 15 millions d’euros par an pour un département moyen. Enfin, elle appelle les édiles à reprendre la maîtrise de leurs données, via des datacenters de proximité mutualisés présentés comme une » troisième voie » entre les serveurs hébergés en régie et les datacenters géants.
Les recommandations de bon sens ne manquent pas : identifier un pilote pour la mutualisation, formaliser une stratégie avant toute commande publique, élaborer des schémas de résilience, orienter les usagers vers les dispositifs d’aide pour favoriser la migration du cuivre vers la fibre… autant de sujets sur lesquels les élus sont invités à s’appuyer sur les membres de la fédération.
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