Par Nicolas Deguerry – Le 17 novembre 2025.
Dans sa réjouissante analyse de l’écosystème français de la formation professionnelle, Antoine Amiel, fondateur de Learn Assembly, décrit les ravages des escroqueries au CPF sur une communauté qui compte, faut-il le rappeler, tout de même plus d’acteurs vertueux que de malfaiteurs : « une politique publique innovante a été parasitée par une minorité d’opportunistes qui se sont engouffrés dans les brèches d’un contrôle qualité défaillant. »
Errare humanum est, …
C’est dommage mais à en juger par le parasitage qui perdure sur l’espace communautaire de la plateforme gouvernementale de l’inclusion, initiative issue d’une start-up d’État, il semblerait que les aigrefins se portent bien :
Parasitage de l’espace d’échanges de la communauté de l’inclusion (copie d’écran du 7 novembre 2025)
Innovare aut perire
« Trop tard ? », c’est la question posée par Léa Salamé à Philippe Aghion, nouveau prix Nobel d’économie, lors du journal télévisé de France 2 le 9 octobre dernier. Il s’agissait de savoir si la France pouvait encore prétendre à une place de premier choix sur la scène internationale. Réponse de l’apôtre de la destruction créatrice : « absolument pas », sous réserve de « créer un écosystème qui favorise l’innovation. »
Vivier de compétences de haut niveau d’un côté, soft power incarné dans le modèle social de l’autre, la France a des atouts à faire valoir dans un cadre européen. Mais le Vieux Continent doit aussi « se réveiller » face aux États-Unis et à la Chine : « eux font de l’innovation de rupture hi-tech et nous, on reste cantonnés à l’innovation incrémentale mid-tech. » Et d’insister : « L’Europe a besoin d’innover, sinon, le déclin de l’Europe sera inexorable. »
Pour ce 50e et dernier numéro de l’année de la lettre de l’innovation en formation, nous vous laissons en compagnie de 10 illustrations du pouvoir créatif, garanties sans duperie !
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