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Nouvelle taxe sur les entrepôts français : une aberration économique et environnementale, qui ne fera que renforcer davantage encore les géants chinois du e-commerce
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Paris, le 23 octobre 2025

Nouvelle taxe sur les entrepôts français : une aberration économique et environnementale, qui ne fera que renforcer davantage encore les géants chinois du e-commerce.

La Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD) alerte sur les graves conséquences qu’aurait la création d’une nouvelle taxe sur les entrepôts logistiques utilisés pour la vente en ligne.

Bien que cette mesure ait été rejetée avec l’ensemble de la première partie du projet de loi de finances pour 2026 en Commission des finances, la FEVAD appelle les parlementaires à la plus grande vigilance avant l’examen du texte en séance publique à l’Assemblée nationale et attire leur attention sur les risques qu’un tel dispositif ferait peser sur l’économie.

En effet, cette mesure fiscale, qui consiste à appliquer la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) aux entrepôts e-commerce, constituerait un nouvel impôt de production, venant s’ajouter à une fiscalité déjà parmi les plus lourdes au monde, à rebours des objectifs affichés de réindustrialisation, de souveraineté économique et de transition écologique.

Taxer les entrepôts e-commerce en France revient à subventionner Shein et Temu

Cette nouvelle taxe ne s’appliquerait qu’aux seuls entrepôts situés en France. Elle viendrait donc pénaliser les entreprises qui investissent et emploient sur le territoire national, tout en épargnant les plateformes étrangères, comme Shein et Temu, dont les produits sont expédiés directement depuis la Chine ou transitent par des entrepôts situés hors de nos frontières.

En clair, les acteurs français seront taxés pour produire et livrer localement, tandis que les importations étrangères continueront d’échapper à toute contribution et d’inonder le marché.

Comment prétendre lutter contre les plateformes chinoises qui menacent nos emplois et la planète tout en leur offrant un nouvel avantage concurrentiel face aux acteurs français ?

Une menace directe pour des centaines de milliers d’emplois

Cette nouvelle taxe punitive, dont le montant pourrait dépasser 4 millions d’euros par an pour un entrepôt de 100 000 mètres carrés, va considérablement affaiblir la compétitivité de nos entreprises, déjà soumises à une concurrence européenne et internationale particulièrement intense.

La logistique constitue de loin le premier poste de dépenses pour les activités de vente en ligne. Au total, elle représente plus de 200 000 personnes en France. Afin de préserver leur compétitivité face aux acteurs étrangers, beaucoup de nos entreprises n’auront pas d’autre choix que de transférer leurs activités logistiques vers des pays voisins, au cadre fiscal plus attractif, entraînant la suppression de milliers d’emplois dans les territoires.

Un contresens écologique et une prime aux émissions de CO₂

Cette mesure irait à l’encontre des objectifs climatiques de la France et de l’Union européenne.

En incitant les entreprises à délocaliser leurs entrepôts, elle accroîtrait le trafic routier transfrontalier et les émissions de gaz à effet de serre, au lieu de soutenir une logistique plus durable et plus proche des bassins de consommation. 

L’assurance de prolonger le retard des PME françaises en matière de numérique.

Alors que plusieurs rapports soulignent l’urgence d’accélérer la digitalisation des commerces physiques, cette taxe, qui repose sur une opposition stérile et contre-productive entre commerce et e-commerce, touchera un nombre important de « petits commerçants » et d’entrepreneurs ayant investi dans la transition numérique. De nombreuses PME, non soumises à la TASCOM, y compris parmi des commerces physiques de moins de 400 mètres carrés, pourraient être assujetties à la nouvelle taxe, pour celles qui utilisent des entrepôts de e-commerce mutualisés. Une mesure incompréhensible, qui pénaliserait les entreprises engagées dans leur transformation numérique, au moment même où la France accuse un retard sur ses voisins européens.


La FEVAD appelle les parlementaires à mesurer l’impact économique, social et environnemental de cette taxe, et à renoncer, lors du débat en séance publique à l’Assemble nationale à cette mesure injuste et contre-productive pour les entreprises françaises, les territoires et les consommateurs.

Marc Lolivier, délégué général de la FEVAD, a déclaré : « Ce projet de taxe est une aberration économique et environnementale. On ne peut pas prétendre lutter contre les plateformes étrangères qui menacent nos emplois, la sécurité des consommateurs et la planète tout en leur offrant un nouvel avantage concurrentiel face aux entreprises françaises. Le e-commerce et la logistique sont des secteurs stratégiques pour l’économie, l’emploi et la souveraineté de notre pays : ils méritent d’être soutenus, et non pas surtaxés. »

A propos de la FEVAD : La Fédération du e-commerce et de la vente à distance fédère aujourd’hui plus de 800 entreprises. Elle est l’organisation représentative du secteur du commerce électronique et de la vente à distance. La FEVAD a notamment pour mission de recueillir et diffuser l’information permettant l’amélioration de la connaissance du secteur et d’agir en faveur du développement durable et éthique du commerce électronique en France. Pour en savoir plus : www.fevad.com / Suivez-nous sur X : @FevadActu et sur LinkedIn.

Contact Presse Nathalie Laîné – Responsable Communication 01 42 56 38 86 nlaine@fevad.com

Source: https://www.fevad.com/nouvelle-taxe-sur-les-entrepots-francais-une-aberration-economique-et-environnementale-qui-ne-fera-que-renforcer-davantage-encore-les-geants-chinois-du-e-commerce/

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