Cette interdiction figurera désormais dans la charte nationale pour l’accueil du jeune enfant (initialement publiée en 2022), qui s’adresse à tous les professionnels de la petite enfance (assistantes maternelles, employés de crèches, etc.). « Il est interdit d’exposer un enfant de moins de trois ans devant un écran (smartphone, tablette, ordinateur, télévision) compte tenu des risques pour son développement », précisera dorénavant la charte. L’interdiction « est également mentionnée dans le référentiel de la qualité d’accueil », a ensuite précisé le ministère de la Santé et des Solidarités.
La ministre Catherine Vautrin, avait fait part mi-juin de sa volonté « d’interdire l’exposition aux écrans » des moins de trois ans « partout, y compris à la maison » bien que les autorités « ne soient pas chez les gens pour le vérifier ». C’est une façon « d’insuffler l’idée que ça ne se fait pas », avait alors justifié la ministre.
Fin avril, un rapport publié par des experts de la santé a appelé à une « prise de conscience collective » face aux effets délétères des écrans sur les plus jeunes, chez lesquels l’exposition aux tablettes, à la télévision, aux ordinateurs, aux téléphones ou aux jeux vidéo « altèrent durablement la santé et les capacités intellectuelles ». Un an plus tôt, une commission d’experts avait remis à Emmanuel Macron un rapport avec une batterie de préconisations dont celle de ne pas exposer aux écrans les enfants de moins de trois ans.
Les professionnels de la petite enfance « seront les piliers de cette mobilisation générale pour un environnement protecteur des enfants, propice à l’éveil, aux interactions humaines, au jeu libre et à la découverte sensorielle », souligne aujourd’hui le mnistère, qui indique par ailleurs que la Cnam « adressera aux parents d’enfants de moins de 3 ans une information pédagogique ». « Cette étape n’est qu’un début. Catherine Vautrin souhaite ancrer durablement des repères clairs sur l’exposition des enfants aux écrans à chaque âge de la vie, et d’outiller les familles, les professionnels et les collectivités avec des règles simples, visibles, protectrices », peut-on lire également.
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