Une TPE du bâtiment victime d’une fraude au faux virement
Sam est le propriétaire d’une entreprise de BTP d’une dizaine de personnes située dans une commune rurale des Hautes-Pyrénées. Depuis plus de dix ans, Sam est réputé pour la qualité de son travail et son professionnalisme. En pleine période de chantiers, un incident vient perturber la stabilité de son entreprise.
La plupart du temps, Sam et ses collaborateurs sont sur le terrain et sinon, c’est au bureau qu’ils se retrouvent. Là-bas, il n’y a qu’un ordinateur et qu’une boîte e-mail. Tout le monde y a accès. Quand un client envoie une demande, il faut répondre rapidement.
Un jour, l’un des salariés reçoit un message de demande de connexion pour valider les identifiants de la boite e-mail de l’entreprise. Il s’exécute et les saisit, machinalement, entre 2 chantiers. 15 jours plus tard, Sam est contacté par l’un de ses maîtres d’œuvre.
Ce dernier s’étonne d’être relancé pour une facture de l’entreprise de maçonnerie qu’il a déjà payée. En reprenant ses comptes, Sam constate que le virement n’a pas été effectué, mais en confrontant les factures avec son client, il découvre que la première était à son nom mais contenait un RIB inconnu.
Sam est stupéfait, il réalise qu’un escroc a falsifié son RIB et qu’il a détourné des règlements à son insu. Résultat : les clients qui avaient déjà honoré leur facture refusent de la régler une seconde fois et l’entreprise est confrontée à une perte financière majeure.
Cette fraude compromet gravement la trésorerie de l’entreprise. Les chantiers en cours sont menacés de retard, ce qui nuit à l’image de fiabilité que Sam a construite au fil des années et à sa réputation. Pire encore, des litiges juridiques s’annoncent car les clients lésés rejettent la faute sur l’entreprise.
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