À l’occasion du Cybermoi/s, notre partenaire Cybermalveillance.gouv.fr, avec la CPME, le Medef, l’Union des entreprises de proximité (U2P) et le club Ebios ont lancé “ImpactCyber”, une campagne destinée à améliorer la sécurisation des TPE et PME. C’est dans ce cadre qu’ils ont confiés à OpinionWay la réalisation d’une étude sur le niveau de protection des TPE PME françaises. Il en ressort que 61 % des entreprises françaises de moins de 250 salariés s’estiment faiblement protégées en matière de cybersécurité (41 %) ou ne savent pas évaluer leur niveau de protection (19 %).
Les TPE-PME conscientes des risques cyber
Pour petites et moyennes entreprises et notamment les plus petites structures, la gestion de l’informatique est du ressort du chef d’entreprise (82 %). Ainsi 72 % ne disposent d’aucun salarié dédié à cette tâche et leur budget en sécurité informatique est de moins de 2 000 € par an pour 68 % d’entre-elles.
Dans 53 % de ces entreprises les salariés utilisent des moyens personnels à des fins professionnelles dont pour 95 % leur téléphone portable, 34 % leur ordinateur et 28 % leur messagerie personnelle.
Quand on les interroge sur le sujet de la cybersécurité, près de 6 entreprises sur 10 (58 %) considèrent que c’est un sujet qui doit mobiliser tout le monde. Ainsi, plus de la moitié (55 %) d’entre elles sensibilisent leurs collaborateurs, davantage encore dans les grandes entreprises (79% des entreprises de 50 salariés et plus et 71% des entreprises de 10 à 49 salariés).
Parmi les obstacles invoqués pour atteindre le bon niveau de cybersécurité , la moitié (46 %) invoque :
- le manque de temps (60 %) ;
- le manque de connaissances / expertise (56 %) ;
- le manque de budget (53 %) ;
- ou encore ne pas savoir pas vers qui se tourner (34 %).
Et 6 entreprises sur 10 (61 %) déclarent être faiblement protégées (42%) notamment parmi celles de plus de 10 salariés ou ne pas savoir l’évaluer (19%).
En matière de sécurité informatique, pour s’informer ou se faire aider, les entreprises se tournent prioritairement vers leur prestataire informatique, notamment celles qui ont une gestion externalisée totale ou partielle (80 %). En deuxième position, 1 sur 5 a recours à Cybermalveillance.gouv.fr, et ce davantage encore dans les plus grandes entreprises (51 % des entreprises de 50 salariés et plus).
Mais qui sous-estiment les enjeux cyber
Malgré cette « prise de conscience » face à la menace cyber, 62 % des entreprises interrogées pensent être faiblement exposées aux risques de cyberattaques (41 %) ou l’ignorent (21 %). Seules 38 % sont conscientes d’être fortement exposées aux risques de cyberattaques.
78 % se disent insuffisamment préparées (46 %) ou l’ignorent (32 %) et 7 entreprises sur 10 ne disposent pas de procédure de réaction.
En matière d’équipements, si près de 7 entreprises sur 10 déclarent connaître des solutions de sécurité, plus d’1 sur 2 (53 %) ne sait pas si ces solutions sont adaptées ou non à ses besoins (42 %) ou pense qu’elles ne le sont pas (11 %).
Enfin, en termes de budget, seules 10 % prévoient de l’augmenter, notamment celles de plus de 10 et 50 salariés, principalement pour faire évoluer leurs équipements.
Les TPE PME font état d’un défaut de compétence et d’expertise en cyber
Enfin, quand on leur demande de se projeter dans une situation de cyberattaque, les entreprises reconnaissent que si elles y étaient confrontées, 65 % ne sauraient pas en évaluer les impacts. Seules 35 % d’entre elles pensent qu’elles seraient en capacité de le faire, et particulièrement celles qui sont conscientes d’avoir un faible niveau de protection.
Ces mêmes TPE PME redoutent un certain nombre d’impacts liés à la cybersécurité :
- plus de 9 entreprises sur 10 craignent une destruction ou vol de données (94 %) ;
- une perte financière (94 %) ;
- une interruption d’activité (90 %) ;
- une atteinte à la réputation (80 %).
15 % des entreprises interrogées déclarent avoir été touchées par un incident de cybersécurité durant les 12 derniers mois. Ces incidents seraient liés :
- à un hameçonnage (24 %) ;
- au téléchargement d’un virus (18 %) ;
- ou encore à une faille de sécurité non corrigée pour 14 % d’entre elles.
Toutefois, près d’une sur 2 (43 %) ne sait pas en expliquer les raisons.
En corrélation avec les risques redoutés évoqués ci-dessus, les principaux impacts pour les entreprises touchées sont :
- l’interruption d’activité (35 %) ;
- le vol de données (25 %) ;
- l’atteinte à l’image de l’entreprise (17 %) ;
- la perte financière (15 %) ;
- la destruction de données (12 %).
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