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Comment paramétrer l’IA générative pour qu’elle intègre vos méthodes de travail

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Du prompt au paramétrage, pourquoi aller plus loin ?

Le prompt reste la base

Le guide comment créer des prompts efficaces présente les éléments d’une bonne instruction : l’action attendue, les étapes, le rôle, le contexte, les exemples et les contraintes. Ces principes restent valables. Ils s’appliquent aussi, comme vous allez le voir, au paramétrage de votre assistant IA.

Les limites du prompt au quotidien

Utilisé seul, le prompt présente trois inconvénients dans un usage professionnel régulier :

Les modèles récents savent par ailleurs compléter eux-mêmes une demande courte. L’effort de formulation compte donc de moins en moins. Mais pour fournir des résultats vraiment satisfaisants, l’IA doit avoir un maximum de contexte. En effet, l’IA ne peut pas deviner la manière dont vous travaillez, c’est-à-dire vos étapes de travail, vos règles internes et les documents de référence à utiliser.

Paramétrer, c’est documenter votre contexte de façon durable

Le paramétrage consiste à enregistrer ces éléments de contexte une fois pour toutes, pour que l’IA les applique à chaque utilisation. La différence est comparable à celle qui sépare une consigne orale donnée à un nouveau collaborateur et une fiche de procédure qu’on lui remet le premier jour.

On entend souvent que l’IA “apprend” de nos échanges. L’expression recouvre en réalité deux mécanismes très différents, qu’il est utile de distinguer.

La mémoire permet à l’assistant de retenir des informations sur vous

La plupart des assistants proposent une fonction de mémoire. Au fil des conversations, l’assistant enregistre des informations qu’il juge utiles : votre métier, vos préférences de format, les projets en cours. Certains peuvent aussi consulter vos conversations passées pour retrouver un élément.

Le modèle d’IA lui-même ne change pas : l’assistant conserve des notes, qu’il ajoute automatiquement au contexte de vos prochaines demandes. Ces notes sont généralement consultables et modifiables dans les réglages.

La mémoire est utile, mais elle a ses limites pour un usage professionnel :

La mémoire facilite donc vos échanges du quotidien, mais elle ne remplace pas un paramétrage explicite, que vous maîtrisez et que vous pouvez partager.

L’entraînement qui permet d’améliorer les modèles avec vos conversations

Le second mécanisme concerne l’éditeur. Selon les offres et les réglages, vos conversations peuvent être utilisées pour entraîner les futures versions des modèles. Cet entraînement n’améliore pas votre assistant en particulier, il bénéficie à l’ensemble des utilisateurs.

La politique de l’éditeur varie souvent en fonction du type d’offre : 

Vérifiez ce paramètre dans les réglages de confidentialité de votre outil, en particulier si vous échangez des informations sur vos clients ou vos activités.

Bien utiliser la mémoire

Voici 3 conseils simples pour bien exploiter la mémoire de votre assistant IA : 

  1. Consultez régulièrement ce que l’assistant a retenu et supprimez les informations obsolètes.
  2. Utilisez une conversation temporaire, sans mémoire, pour les sujets sensibles ou ponctuels.
  3. Inscrivez les préférences importantes dans vos instructions personnalisées plutôt que de compter sur la mémoire.

Quels sont les 4 niveaux de paramétrage pour donner du contexte à l’IA générative ?

Toutes les fonctions de paramétrage reposent sur un même principe : avant de traiter votre demande, l’assistant se réfère au contexte (consignes, documents, etc.) à sa disposition pour améliorer la qualité de la réponse. 

Ce qui distingue les 4 niveaux, c’est le moment où ce contexte est chargé : dans toutes les conversations, dans un espace de travail, avec un assistant choisi, ou seulement quand la tâche le demande. 

Les noms de chacun de ces niveaux diffèrent d’un outil à l’autre et évoluent dans le temps, mais cette logique en 4 niveaux se retrouve partout.

1. Les instructions personnalisées

Ce sont des consignes générales qui s’appliquent à toutes vos conversations : votre métier, la langue de réponse, le ton, le niveau de détail. 

Par exemple : « Je dirige une entreprise de plomberie de 8 salariés. Réponds en français, de façon concise, et signale toujours les points à vérifier. »

On les trouve dans les réglages de personnalisation de la plupart des assistants.

2. Les projets

Un projet est un espace de travail dédié à un sujet (un client, un appel d’offres, un chantier) dans lequel vous déposez des documents de référence et des instructions propres à ce sujet. 

Toutes les conversations ouvertes dans le projet en tiennent compte. Selon les outils, on parle de projets, d’espaces ou de bibliothèques de documents.

3. Les assistants personnalisés

Un assistant personnalisé est une version de l’IA configurée pour un rôle précis, avec ses instructions et ses fichiers, comme l’assistant « Créateur de prompt » présenté dans la fiche pratique sur les prompts. 

On choisit un assistant manuellement avant de l’utiliser (un seul à la fois). Selon les outils, on parle de GPT personnalisés (ChatGPT), de Gems (Gemini) ou d’agents (Vibe, Microsoft 365 Copilot).

4. Les compétences

Une compétence (ou skill) est une fiche de procédure, rédigée en texte simple, qui décrit comment réaliser une tâche précise : les étapes, les règles, un modèle de résultat, les erreurs à éviter. Elle peut être accompagnée de fichiers (un modèle de document, une grille tarifaire).

Trois caractéristiques la distinguent d’un assistant personnalisé :

Un bon indicateur pour créer une compétence : vous donnez régulièrement les mêmes instructions, vous corrigez toujours le même défaut de format, ou vous enchaînez manuellement plusieurs étapes. 

Les compétences reposent sur un format ouvert, appelée « compétences d’agent » (ou agent Skills), repris par la plupart des grands éditeurs. Une compétence rédigée pour un outil peut donc, en principe, être réutilisée dans un autre. Certains assistants proposent même, lorsqu’ils repèrent une tâche que vous répétez, de la transformer en compétence.

C’est ce qui explique l’évolution actuelle du marché : plus modulaires et plus faciles à transférer d’un outil à l’autre, les compétences tendent à remplacer les assistants personnalisés.

Comment choisir le bon niveau de paramétrage ?

Partez de votre besoin

Et pensez à combiner ces différents niveaux ! Par exemple, une compétence peut être utilisée à l’intérieur d’un projet, en tenant compte de vos instructions personnalisées.

Vérifiez ce que propose votre outil

Les fonctions disponibles varient selon l’outil et l’offre : les compétences et le partage en équipe sont parfois réservés aux offres payantes (généralement entre 15 et 25 euros par mois pour un abonnement individuel).

Source: https://www.francenum.gouv.fr/guides-et-conseils/intelligence-artificielle/generation-de-contenus-texte-image-son-video/comment-9

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