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La gouvernance des données, nouveau cheval de bataille d’OpenDataFrance

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10 ans après la loi Lemaire, l’ouverture des données publiques reste l’apanage des grandes collectivités : au 1er septembre 2025, selon l’observatoire d’OpenDataFrance, si 100% des régions métropolitaines et 83% des départements ont publié au moins un jeu de données, seulement 24% des communes de plus de 3.500 habitants – 790 sur 3.346, essentiellement les plus grandes – se sont pliées à l’obligation créée par la loi pour une République numérique. Tout échelon confondu, 30% des collectivités et EPCI assujettis (1.382 sur 4.605) ont ouvert des données sur la décennie.

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Gérer le cycle de vie de la donnée

Si le guide de l’open data 2026 rappelle les concepts clés de l’open data et les obligations des collectivités, il cherche de nouveaux arguments pour inciter les nouveaux élus à passer à l’acte. Car à l’évidence, l’argument démocratique initial – ouvrir pour rendre l’action publique transparente et contrôlable – n’a pas suffi à convaincre les communes. Sans surprise, le développement de l’intelligence artificielle figure en bonne place dans un nouvel argumentaire centré sur « la gouvernance des données ». Le guide incite les collectivités à maîtriser l’ensemble du cycle de vie de la donnée : collecte, production, usage et stockage des données, l’ouverture n’en étant finalement qu’une composante. Cette maîtrise conditionne la capacité des collectivités à piloter leurs politiques publiques et à optimiser les services publics, rappelle le guide.

Priorité à la transition écologique

L’association incite par ailleurs les collectivités à viser « la qualité plutôt que la quantité », en publiant des données standardisées qui seront dès lors plus facilement exploitables par l’IA. En termes de thématiques, elle appelle à se concentrer sur la transition écologique et énergétique. Les collectivités peuvent s’appuyer sur les cas d’usage recensés dans « Data Impact », un inventaire coproduit avec l’appui de la FNCCR en 2023. Diagnostic climatique, gestion de l’eau, précarité énergétique, zéro artificialisation nette… La transition écologique est « la première consommatrice de données publiques ». L’open data se conjugue par ailleurs avec la sobriété numérique. L’association renvoie vers son référentiel Greendata, qui invite à « faire moins, à faire autrement voire à ne pas faire » pour limiter les volumes de données traités. Cela passe par une sélectivité dans les données collectées, le recours à des connecteurs (API) et la priorisation des publications.

Une boîte à outils pour lever les freins techniques

Consciente du manque de moyens des communes pour gérer leurs données, l’association rappelle les méthodes et outils qu’elle met à disposition gratuitement. « Débuter sa démarche d’ouverture » accompagne les collectivités souhaitant se lancer. Validata permet de tester la conformité des jeux de données au regard des schémas de référence nationaux. DataClic récupère à l’échelle communale des données issues de référentiels nationaux, qu’il extrait, transforme et normalise, tandis que Geodatamine puise dans la base OpenStreetMap pour en tirer des données territoriales prêtes à l’emploi. Enfin, l’association propose de nombreux exemples de réutilisation des données.

Repenser la République numérique

10 ans après la loi République numérique, centrée sur l’ouverture des données, OpenDataFrance et la FNCCR ont décidé d’initier une réflexion sur les nouveaux axes d’une politique publique de la donnée. À l’occasion d’un événement organisé le 9 juin, elles ont annoncé le lancement d’un « cycle de travail collectif ». Il s’agit « d’interroger les besoins actuels » qui ont fortement évolué avec l’arrivée en force des problématiques IA, infrastructures de stockage et souveraineté, mais aussi « d’identifier les nouvelles attentes » exprimées par les territoires et les acteurs de terrain. La démarche associe une vingtaine d’acteurs allant des industriels (Infranum, FFTelecom…) aux think tanks (ShitfProject, Renaissance numérique…) en passant par d’autres associations d’élus (Villes internet, Avicca, Interconnectés). Tout le défi sera de réussir à les faire converger pour élaborer des propositions communes à quelques mois des présidentielles.

Source: https://www.banquedesterritoires.fr/la-gouvernance-des-donnees-nouveau-cheval-de-bataille-dopendatafrance?pk_campaign=Flux%20RSS&pk_kwd=numerique&pk_source=Actualit%C3%A9s%20Localtis&pk_medium=RSS%20Thematique

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