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Face à l’augmentation des licences de Microsoft, la bureautique libre pousse son avantage

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Début décembre 2025, Microsoft a annoncé une revalorisation des tarifs de sa suite Microsoft 365 pouvant atteindre 33% à compter du 1er juillet 2026. L’éditeur américain justifie cette hausse par l’intégration de l’IA générative Copilot et des investissements en sécurité. Pour les administrations contraintes budgétairement, cette augmentation pourrait accélérer l’adoption d’alternatives libres et souveraines.

Une Suite numérique dopée à l’IA

C’est notamment une bonne nouvelle pour la Suite numérique portée par la Dinum qui s’était fait épingler en 2024 par la Cour des comptes pour son manque d’adoption et son coût. La Suite numérique vise à offrir aux agents publics des outils collaboratifs « souverains et open source ». Lors d’un webinaire organisé le 27 novembre 2025, la Dinum a dressé un premier bilan des différentes briques et nouvelles fonctionnalités.

Pour répondre au défi de l’adoption, la Dinum a décidé de mettre l’accent sur l’interopérabilité. Une interopérabilité entre les outils eux-mêmes afin « d’aligner la Suite sur les standards des suites commerciales avec une expérience la plus fluide possible » explique la Dimum. Mais la Suite a aussi prévu des passerelles avec Windows et Outlook, la plupart des administrations restant dépendantes de Microsoft, même si l’obligation de migrer vers Windows 11 pourrait changer la donne (voir notre article du 17 octobre 2025).

La Suite et les collectivités

« Pour le moment, la Suite numérique cible d’abord les 2,5 millions d’agents de l’Etat », rappelle la Dinum, les collectivités en bénéficiant plutôt par ricochet, selon deux modalités. Les communes de moins de 3.500 habitants peuvent ainsi utiliser la « Suite territoriale » portée par l’ANCT. Celle-ci décline certaines applications de la Suite (Grist, Fichiers) en ajoutant des briques cyber (messagerie, domaine…). Son modèle de diffusion repose sur les structures de mutualisation (intercommunalités, OPSN) et l’ANCT à la marge, là où il n’existe pas d’acteur local. Le mode opératoire avec les OPSN (conventionnement, partage des coûts) est en cours de finalisation avec 11 structures. Les collectivités plus importantes ont pour leur part la possibilité d’installer des « instances » de la Suite, à charge pour elles d’en assurer l’hébergement. Marseille, Strasbourg et Lyon ont par exemple déployé leurs propres instances Grist.

Les grandes collectivités se lancent

Les grandes collectivités sont par ailleurs de plus en plus nombreuses à quitter Microsoft pour se tourner vers des outils bureautiques libres. La ville de Lyon a opté en juin dernier pour Only Office (bureautique) et Nextcloud (partage de fichiers). Marseille a opté pour Only Office et la messagerie Bluemind. Depuis septembre, la région Île-de-France a abandonné Microsoft pour la messagerie et l’hébergement de données de ses quelque 550.000 lycéens. Le région Occitanie a également décidé de migrer progressivement vers des solutions libres. Le collectif France Numérique Libre se propose d’accompagner les collectivités souhaitant se lancer dans cette transition.

Source: https://www.banquedesterritoires.fr/face-laugmentation-des-licences-de-microsoft-la-bureautique-libre-pousse-son-avantage?pk_campaign=Flux%20RSS&pk_kwd=numerique&pk_source=Actualit%C3%A9s%20Localtis&pk_medium=RSS%20Thematique

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